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Plan d'entraînement
La course en pleine nature
n’a plus de secret pour vous mais jamais, vous n’avez osé vous lancer
dans un ultra trail… Normal, une telle aventure se prépare longtemps à
l’avance. Ici, nous qualifions « ultra trail » une épreuve supérieure à
50 kilomètres, de fort dénivelé, justifiant un effort approchant parfois
dix heures d’effort… Bon courage !
"Finisher"
: votre objectif principal !
Courir et marcher pendant
huit, neuf, voire dix heures… Quel défi ! Même si votre expérience de
l’ultra est à ce jour inexistante, ce challenge n’est pas impossible à
une condition essentielle : faire preuve de patience et de persévérance
pendant toute la durée de votre programme. Au jour le jour, respectez
les séances que nous vous proposons en essayant de les modifier le moins
possible tant du côté des durées que des allures à respecter.
Autre point qui conditionne votre réussite : votre motivation et votre
envie de réussir un tel pari. En ultra, le mental est aussi important
que le physique ; vous devez savoir qu’à un moment ou à un autre, vous
allez souffrir… Mais il faudra tenir le coup, et tôt ou tard, le plaisir
reprendra le dessus.
Fixez vous des objectifs
réalistes
Avant toute chose, il est indispensable de vous fixer un objectif à la
fois réaliste et accessible. Finir est déjà un bel exploit lorsqu’il
s’agit de votre première expérience en ultra… Boucler le parcours dans
les délais, dans les meilleures conditions physiques et franchir la
ligne d’arrivée avec déjà l’idée en tête de ce que sera votre prochain
challenge est un projet qui mérite d’être mené à son terme. Combien voit
on de coureurs finir en jurant qu’on ne les y reprendra plus jamais ?
Ceci ne les empêche d’ailleurs pas de recommencer… Mais, réussir en
terminant en pleine possession de tous vos moyens et de « toute votre
tête » est un exploit remarquable, finalement pas banal du tout…
Votre carburant est
essentiel
Les ravitaillements doivent faire l’objet d’une attention toute
particulière car, en ultra, pas question d’aller au bout sans une
alimentation appropriée à un effort d’une telle durée. Pour comparer
avec le moteur d’une voiture, ne cherchez pas à aller de Paris à
Marseille avec un plein de 50 litres si votre véhicule consomme 9 litres
aux 100 kilomètres ; vous seriez à l’arrêt avant le terme de votre
voyage ! Il est donc indispensable de remettre du carburant en cours de
route…
Même si l’on consomme peu, la distance est trop longue. Il va donc
falloir que vous testiez en situation de course les produits
énergétiques qui vous conviennent le mieux. Ne surchargez pas votre
estomac inutilement avec des aliments que l’on vous a conseillés. Il
n’existe a pas de produits miracles. Chaque coureur est différent. Ce
qui marche pour les autres, ne vous convient peut être pas à vous et,
seul, un essai au préalable dans les conditions les plus proches de la
course vous renseignera à ce sujet. N’oubliez pas non plus que la
compétition représente un cadre unique et impossible à reproduire
parfaitement en dehors de ce contexte si particulier. Attendez vous donc
à des réactions de votre organisme que vous n’aurez pas prévu ; des
surprises, parfois bonnes, parfois mauvaises… Il faudra composer avec et
réagir en temps réel avec le meilleur opportunisme possible.
C’est la
prudence qui vous guide
Afin d’économiser vos
réserves énergétiques, en plus de ravitaillements appropriés, il vous
faut établir préalablement une stratégie de course basée sur la sagesse
et la prudence. En effet, en ultra plus que pour toute autre épreuve,
les départs rapides, les variations d’allure et une mauvaise alchimie
entre votre propre rythme et les exigences du terrain sont synonyme de
carburant gaspillé et de fin de course difficile. Ce qui pose problème
lors d’un premier ultra trail, c’est qu’il est difficile de se baser sur
les sensations éprouvées en course… De toutes manières, dites vous que
même pour un coureur expérimenté, d’une épreuve d’ultra à une autres,
les sensations en course ne sont jamais les même et ne peuvent
constituer des points de repère vraiment fiables…
Souvent, la lenteur des
allures combinée à la fraîcheur du début de parcours incite à croire
qu’on peut aller plus vite. Sans compter l’éternelle idée reçue qui
consiste à penser que ce qui est pris n’est plus à prendre. Or, en
ultra, point de salut si l’on suit cette voie ! Surtout que lorsque les
premiers signes apparaissent, il est déjà trop tard et toutes chances de
réussite disparaissent en fumée.
Le fait de ne se fixer
aucun objectif chronométrique est déjà une approche pertinente. Ensuite,
il faut éviter l’écueil du départ trop rapide, s’obliger à respecter les
temps de passage et les allures prédéfinies quoi qu’il arrive et coûte
que coûte. Cela sera d’autant plus facile que grâce à tout le travail à
vitesse réduite réalisé pendant la préparation, vous vous serez
familiarisé avec la course lente jusqu’à en faire votre meilleur moyen
de locomotion. Gardez toujours à l’esprit que vous devez avoir une marge
importante. Ne vous fiez pas à vos sensations. Economisez vous, même si
vous avez l’impression de pouvoir aller facilement beaucoup plus vite.
Imaginez que la première moitié n’est qu’un long échauffement et
qu’avant les trois quarts de la distance, rien n’a encore commencé…
Enfin, lorsque vous commencerez à remonter les imprudents un à un, vous
aurez tout le loisir de vous « lâcher » durant le dernier quart,
récoltant ainsi les bénéfices d’une stratégie de sagesse et de prudence.
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L’endurance est la clef du succès
Pour
apprivoiser l’allure particulièrement lente et indispensable à
l’ultra trail qui, pour le débutant que vous êtes, ne correspond à
aucune allure d’entraînement que vous connaissez déjà, il va falloir
accumuler les heures d’entraînement.
Tout ce que vous pourrez courir
entre 8 et 10 km/h va vous permettre d’optimiser votre rendement à
vitesse spécifique. Cette notion est essentielle pour réussir votre
pari.
La difficulté va donc consister, une fois n’est pas coutume, à
vous astreindre à courir lentement, plus lentement que votre allure
d’endurance naturelle, avec une certaine réserve et en essayant de durer
afin de répondre le mieux possible aux exigences de l’épreuve. Pour ces
longues sorties, choisissez des parcours en nature, si possible, dont le
profil se rapproche de celui de l’épreuve que vous préparez.
Testez vos
équipements et en particulier sac et porte bidon que vous utiliserez le
jour J.
Grâce aux répétitions de séances à ce rythme vous aller devenir
plus efficace à ces allures, plus économe aussi et capable de soutenir
longtemps le même tempo avec une moindre dépenses énergétique et une
moindre fatigue.
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