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Découvrez le semi marathon
Courir 10 kilomètres n’a
plus de secret pour vous ; vous avez envie de passer à la vitesse, ou
plutôt la distance, supérieure. Avant de penser au marathon, le semi
marathon est une étape très intéressante…
21 kilomètres, c’est
déjà long…
Lors de vos compétitions
sur courtes distances, vous avez goûté à de bonnes sensations sans
jamais forcer votre organisme au-delà du raisonnable. Avec le semi
marathon, ça va être différent car, après une heure de course, notre
métabolisme de l’effort évolue vers la spécificité du sport d’endurance.
Sur semi, il n’est pas rare qu’un véritable coup de barre nous tombe
dessus autour du 17e kilomètre, alors qu’il en reste encore quatre à
tenir. Ainsi, même si vous êtes habitué à boucler des épreuves de 10
kilomètres, il va falloir modifier certains aspects de votre préparation
et changer quelques habitudes…
Du côté "rythme", tout va
bien et c’est un privilège par rapport à un vrai débutant. Par
contre, il vous manque certainement un peu d’endurance, et c’est cet
aspect la qu’il va falloir développer avant d’épingler votre premier
dossard… Un mois sera nécessaire pour passer d’une distance à l’autre.
Comprenez
bien ce qui vous attend
Au plan de l’entraînement,
vous devrez à la fois augmenter le volume de votre travail en fractionné
et allonger les distances de vos longues sorties. Au plan des
compétitions, vous devez savoir que la récupération d’une épreuve de 21
kilomètres demande plus de temps que lorsque vous venez de boucler 10
kilomètres. Ainsi, il vous sera impossible d’enchaîner plusieurs semis
rapprochés comme vous pouvez le faire avec des distances courtes. Votre
technique devra évoluer vers un geste plus économique, vos genoux
montant moins, vos pieds attaquant le sol par le talon pour se dérouler
complètement et vous propulser bien horizontalement vers l’avant, d’une
foulée rasante. Ce geste viendra naturellement avec l’évolution du
contenu de vos séances ; il n’est pas indispensable de le travailler
spécifiquement.
En course, votre tactique
sera différente. Sur 10 kilomètres, on entre dans le vif du sujet dès le
coup de pistolet, tandis que le semi demande patience et ténacité lors
des premiers kilomètres qui doivent être gérés prudemment, à un rythme
qui doit nous sentir bien en deçà de nos possibilité ; un peu comme lors
d’un marathon… Mais ça, vous le découvrirez certainement plus tard ! En
effet, participer à deux ou trois semis dans votre saison constitue un
excellent tremplin pour monter ensuite sur la distance olympique. Même
chez les athlètes professionnels, j’en ai vu certains réussir leur
premier marathon en fin de saison de semi sans l’avoir planifié de
longue date…
Structurez votre entraînement
Dans le mois qui sépare
votre épreuve de 10KM et votre semi, vous devrez jouer sur trois
tableaux simultanément.
Premièrement, vos simples footings devront se transformer en
véritables longues sorties. Là où vous aviez l’habitude de courir autour
d’une heure, il vous faudra atteindre 1h30, voire un peu plus…
Deuxièmement, le volume de vos séances de fractionné devra
pratiquement doubler. Si vous étiez rôdée aux 3 fois 1000 mètres ou 5
fois 400 mètres, vous devrez rapidement vous faire aux 5 ou 6 fois 1000
mètres et aux 10 fois 400 mètres ! Par contre, comme vous disposez d’une
base de vitesse provenant de vos compétitions de 10 kilomètres, l’allure
pourra être revue sensiblement à la baisse et, pourquoi pas, les
distances de récupérations un peu allongées quitte à les effectuer un
peu plus vite ; c’est une astuce permettant d’augmenter le volume total
de course sans vraiment s’en rendre compte…
Troisièmement, vous devrez améliorer votre force musculaire.
En effet, vers la fin d’une épreuve de longue durée, lorsque la fatigue
prend le dessus, on doit disposer de solides appuis pour conserver une
bonne coordination gestuelle et maintenir une foulée efficace. Ainsi,
vous devrez inclure de la préparation physique générale à vos programmes. Un bon moyen de gagner en puissance est d’effectuer des
séances de côtes, mais attention, pas n’importe comment !
Comment organiser une séance de côtes ?
Echauffez vous une
vingtaine de minutes en courant et complétez par une séance d’étirements
qui va préparez votre structure musculaire. Pratiquez ceci au pied d’une
côte que vous aurez dénichez et qui correspond bien à ce type de
travail, soit d’environ 50 à 60 mètres et d’une déclivité moyenne mais
régulière. Après votre échauffement, répétez huit à dix ascensions en
recherchant une sensation de puissance et en sentant les contractions
musculaires au niveau des vos cuisses et fessiers, un peu comme
lorsqu’on pratique de la musculation en salle. Vous ne devez pas
sprinter mais vous appliquer à contrôler votre phase de poussée. Entre
les répétitions, vous ne devez jamais marcher ou vous arrêter. En haut
de la côte, pratiquer un demi cercle et redescendez lentement en
courant, en vous laissant entraîner par la pente. Faites demi tour,
toujours en trottinant et repartez pour une nouvelle ascension. Terminez
par un bon retour au calme qui peut être encore complété par quelques
étirements.
Un beau défi…
N’hésitez pas à profiter de
vos acquis sur courtes distances pour « monter » sur semi. Cependant,
n’oubliez pas de respecter un principe de progressivité pour augmenter
la dose et restez à l’écoute de vos sensations. Contrôlez votre
alimentation qui doit être enrichie en glucides lents, sans toutefois
réduire la ration protidique, et veillez à une hydratation régulière en
cours de journée. Vous pouvez aussi prévoir une cure de vitamines et
minéraux pendant ce mois d’entraînement. Un programme plus dense génère
une fatigue accrue et, si vous sentez que votre physique flanche,
réduisez la dose ponctuellement... |
Programme : Cinq semaines pour
passer de 10km au semi...
Légende
Allure 1 = La vitesse moyenne que vous avez tenue lors vos 10KM en
compétition (Exemple : Si votre résultat aux 10KM est de 46mn, votre
allure 1 est de 13,3KM/H.
Allure 2 = Allure 1 moins 1KM/H (Exemple : Si votre une allure 1 est de
13,3KM/H, votre allure 2 sera de 12,2KM/H…)
Sortie lente ou footing = Courir environ à allure 2 moins 1KM/H…
Dimanche : Votre course de 10km.
Séance 1 : Footing 30mn et
étirements.
Séance 2 : Footing 40mn
puis 5 lignes droites d’environ 100m allure1/ récup au trot sur la
distance.
Dimanche : Sortie lente
1h20.
Séance 1 : Footing de 40mn
sur parcours vallonné en accélérant dans les côtes sur 50 à 100m.
Séance 2 : Echauffement
puis (au choix) 10X400m allure1/récup 300m au trot, ou 4X1000m
allure2/récup 600m + 4X400m allure1/récup 300m au trot. Terminer par un
retour au calme.
Dimanche : Sortie lente
1h30 à 1h40.
Séance 1 : Echauffement et
étirements, puis séance de musculation en côte avec 8 à 10Xcôte de 50m
environ/récup en descendant (tel que décrit dans l’article). Terminer
par un retour au calme.
Séance 2 : Echauffement
puis, 3 ou 4X2000m allure2/récup 600 à 800m au trot. Terminer par un
retour au calme.
Dimanche : Sortie lente
1h20 à 1h30
Séance 1 : Footing 40mn et
étirements.
Séance 2 : Echauffement
puis, 5X1000m allure2/récup 400 à 500m au trot. Terminer par un retour
au calme.
Dimanche : Sortie lente
1h00 à 1h10.
Séance 1 : Footing 20 à
30mn puis, 5X150 à 200m allure1/récup au trot sur la distance.
Séance 2 : Footing 30 à
40mn puis 5 lignes droites d’environ 100m allure1/ récup au trot sur la
distance (si possible la veille de votre épreuve).
Dimanche :
Votre premier semi !
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