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La FCM : référence de
calcul
La fréquence cardiaque maximale (FCM) correspond au moment où
l’organisme sollicite au maximum ses processus de transports de
l’oxygène. En effet, plus vous courrez vite et plus vous devez
approvisionner vos muscles en oxygène, celui ci étant le comburant qui
va permettre d’utiliser les substrats énergétiques (glucides, lipides)
qui se transformeront en carburant.
A cette intensité maximale, si vous
devez continuer à augmenter votre vitesse, vous faites appel à une
filière énergétique où l’apport d’énergie se fera sans oxygène puisque
le système est à son maximum. La fréquence cardiaque n’augmentera alors
plus. Cette limite physiologique correspond à la VO2 max et se traduit
concrètement par la Vitesse Maximale Aérobie (VMA). Celle ci est un peu
la cylindrée de votre moteur de coureur. Elle est une indication
importante qui permet de définir votre potentiel et les allures
d’entraînement. C’est pourquoi l’observation de la fréquence cardiaque
durant un exercice est à la fois un témoin de l’intensité de celui ci et
un outil d’évaluation permettant de vérifier s’il correspond bien aux
objectifs initialement prévu par celui qui a programmé l’entraînement.
Dans le cas, justement d’une séance de VMA on peut, à l’observation des
courbes de fréquence cardiaque, vérifier si l’exercice a permis de
s’approcher le plus possible de la FCM, mais aussi de contrôler si les
différentes variables qui constituent la séance (durée de l’effort,
durée de la récupération, intensité de l’effort, intensité de la
récupération, nombre de répétitions) ont permis d’atteindre les
objectifs visés.
Déterminez votre FCM
La formule la plus fiable est celle d’Inbar (1994),
obtenue au cours d’une étude réalisée sur un échantillonnage plus large,
composé de 1424 sujets des deux sexes, âgés entre 20 et 70 ans pour une
moyenne de 46,7 ans :
FCM = 205,8 – 0,685 x âge.
Cependant, une mesure indirecte, aussi fiable soit-elle, ne peut pas
constituer une solution précise pour tout individu. Cette absence de
certitude est une source d’erreur trop importante pour que l’on puisse
s’en servir comme moyen absolu de prédiction des allures d’entraînement.
De nos jours, le cardio permet une évaluation en situation de pratique
réelle, offrant une garantie de précision des mesures très précise.
Il mieux
d'effectuer un test de terrain...
Celui ci devra être d’une durée d’environ 3 minutes, c’est à dire le
temps nécessaire pour atteindre la fréquence cardiaque maximale, en
augmentant progressivement la vitesse de course jusqu’à une allure quasi
maximale. La distance de course à parcourir est donc variable d’un
individu à l’autre selon son niveau de performance ou son expérience de
la course. Il est donc difficile de savoir quel test mettre en œuvre…
Protocole de test d’évaluation de la FCM
xx
Pour un débutant (VMA de 9 à 12km/h), un 800m, soit deux tours de
piste, doivent suffire. Il faut alors partir à une vitesse moyenne et
augmenter celle ci à chaque 100m jusqu’à faire les cents derniers au
maximum de vos possibilités. Votre FCM devrait être atteinte au cours de
cette dernière partie du test.
xx
Pour un coureur régulier (VMA de 12 à 15km/h), un 1000m avec le même
protocole que le coureur débutant.
xx
Pour un coureur confirmé (VMA de 15 à 18km/h) un 1200m. Dans ce cas,
l’augmentation de la vitesse se fait à chaque 200m.
xx
Pour un coureur élite (VMA de 18 à 21km/h) un 1400 m avec le même
protocole que le coureur confirmé.
Recueil des données
Il existe plusieurs méthodes pour recueillir les données. La plus simple
mais aussi la moins fiable et la moins pratique consiste à regarder
votre cardio pendant les 100 derniers mètres du test en repérant le
moment où vous atteignez la valeur la plus haute et la retenir !
La seconde, qui consiste à déclencher la montre en prenant un temps
intermédiaire tous les 100m et ce jusqu’au final afin de recueillir
après le test les données mises en mémoire par l’appareil à chaque prise
de temps. On espère avec cette manière que la FCM soit atteinte à la fin
du test ou aux dernières prises de temps, ce qui n’est pas certain du
tout…
Enfin, la plus juste et la moins contraignante des méthodes de recueil
des données est celle où c’est le CFM qui déclenche celles ci à des
intervalles programmés au préalable. Dans ce cas, c’est toutes les 5
secondes qu’il faut les prévoir pour une précision optimale.
Le choix de l’une ou l’autre des méthodes est bien entendu intimement
lié au type d’appareil que vous possédez. Du simple affichage de la
fréquence cardiaque à la prise automatique des données, ce sont les
modèles proposés qui offrent ces différences.
Fréquence cardiaque de repos
Pour connaître votre
fréquence cardiaque de repos (FCR), vous devez la mesurer le
matin dans des conditions de repos et de calme propices à une évaluation
fiable. Votre fréquence cardiaque de repos a tendance à baisser si vous
êtes en forme et à augmenter en cas de fatigue ou de méforme.
Généralement, on observe une baisse de la FC après un entraînement
aérobie bien conduit. En cours d’entraînement, un changement notable des
valeurs habituelles, élévation de la FC pour type d’exercice identique,
peut signifier également les prémices d’une phase de surentraînement…
Déterminez votre pourcentage d'intensité
De nombreux programmes d'entraînement proposent de déterminez vos
allures de travail en terme de pourcentage d'intensité. Dans ce cas, le
mieux est dans un premier temps de calculer votre fréquence cardiaque de
réserve qui tient compte de votre FCM et de votre FCR.
Fréquence cardiaque de réserve = FC Max – FC de repos.
La formule de calcul pour déterminer vos propres allures de travail est
:
Y = Pourcentage d'intensité = (FC réserve *
Y/100) + FC repos
Exemple : Irina veut connaître sa FC de
travail pour une séance de course incluant des portions dont l'intensité
devra être comprise entre 85 et 90 %.
Sa FCM est de 197, sa FCR de 42. Pour une telle
séance, Irina devra courir entre 173 et 181 pulsations par minute.
85 % = [(197-42)*85/100] + 42 = 173
pulsations/minute
90 % = [(197-42)*90/100] + 42 = 181 pulsations/minute |